Publié par : urbancultureqc | janvier 5, 2010

In your wooden arms

Vivre sans avoir peur de mourir, vivre sans être étranglée. Vivre en avançant, jamais sur les talons. Toujours en équilibre, les mains tendues. Tendues vers l’avant, vers l’avenir. Jamais seule. Dans ses bras pour toujours parce qu’il me protège de tout.

S’épanouir sans craindre la fin. Ouvrir les bras, et le cœur, au temps qui passe.

J’ai 22 ans, dans 18 jours.

Et j’ai peur de la mort. Alors qu’avant je l’affrontais, effrontée, j’en riais presque.

Peur de perdre, et d’être perdue.

C’est l’éternelle crise mélancolique d’avant anniversaire. Le dramatique regard vers l’arrière, l’analyse systématique de moi qui grandis trop vite.

J’ai peur des petites morts. Des fins. Des queues de poisson. De la souffrance. De la lenteur. Aller vite pour au moins avoir le temps de finir.

J’angoisse au moindre mal, je crie à l’éloignement. Je tourne en rond face à la douleur.

Passe-t-on notre vie à tenter de se guérir de tout?

On m’a appris à écouter mon corps. À lire ses signes physiques. On m’a appris l’introspection. Je me dépassais sans cesse, en m’oubliant. On m’a appris à faire attention à moi. Alors que j’étais à une extrême, je suis peut-être rendue à l’autre pôle…

Je suis hypocondriaque. C’est sûr.

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